ESPACE CHE GUEVARA

1er Mai 2007

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Marxiste Guevariste : révolutionnaire, internationaliste, égalitariste.

 

Réfléchis bien ! : quelle est ta position sociale ?

 

Ernesto Che GuevaraKarl Marx (philosophe, économiste et théoricien du socialisme) a démontré à la fin du 19ème siècle avec une extrême précision la vérité sur l’organisation sociale de son époque, dénonçant le danger que représentent le capitalisme et pire, son développement vers l’impérialisme (la mondialisation capitaliste).

Aujourd’hui, le capitalisme est bien entré dans ce stade suprême et nous pouvons en constater les dégâts. Si le capitalisme réussi dans le domaine de la production/consommation, malgré une façade attrayante dans certains pays, mais pas dans tous, c’est une horreur sur le plan moral, social et écologique dans le monde entier. Aussi malgré les tentatives réformistes, le fond politique est resté le même et force est de constater que Marx avait raison et que ses théories sont plus que jamais valables non seulement pour les combats d’aujourd’hui, mais également pour ceux de demain. En observant le monde et autour de nous, nous nous apercevons que le marxisme n’est absolument pas démodé. Par son aspect humaniste incontestable, il devrait être un élément éducatif fondamental pour changer le mauvais comportement des individus transmis par l’éducation et l’environnement capitalistes.

 

Les sociétés « démocratiques » capitalistes actuelles sont toujours, sans aucun doute, constituées en deux classes sociales d’intérêts diamétralement opposés, même si l’on constate, par les inégalités sociales considérables que le capitalisme développe, l’embourgeoisement d’une partie plus ou moins importante de la classe ouvrière (dite classe moyenne). Les adeptes du capitalisme évidemment s’évertuent de dire, à tort, que le concept de lutte de classes est dépassé, puisque chaque citoyen est libre ; vit dans un monde libre. Libre de devenir propriétaire, chef d’entreprise et actionnaire. D’autre part, vouloir actuellement définir la société en plusieurs camps politiques, ce qui définirait la démocratie, est un leurre, car si les leaders d’extrême droite, la droite et le centre font en sorte d’agir suivant leurs idéaux, il n’en va pas de même pour les leaders politiques et syndicaux de gauche qui renient le marxisme qui devrait être sans ambiguïté leur philosophie. Ces individus qui retournent leur veste, par l’acceptation du capitalisme trompent ainsi la classe qu’ils sont sensés représenter et défendre. La véritable définition politique droite/gauche c’est être sans ambiguïté pour ou contre le capitalisme.

 

DEFINITION DES DEUX CLASSES SOCIALES D’INTERETS OPPOSES

 

- LA BOURGEOISIE : La classe dominante et exploiteuse

La classe exploiteuse, la moins nombreuse, que l’on nomme la bourgeoisie et qui est composée du patronat, cadres supérieurs, gros actionnaires, gros commerçants, propriétaires terriens et immobiliers, banquiers. En fait, ce sont ceux qui s’approprient par une escroquerie astucieuse sur les salaires et le commerce (que l’on appelle la plus value). C’est une organisation de voleurs qui s’arrange pour détenir dans ses mains tous les moyens productifs et économiques de la société, sous couvert d’une pseudo démocratie, au pire par une dictature. Ce sont ces minorités de gens-là qui décident de la vie des peuples. Réactionnaires violents dès que l’on touche un peu trop à leurs intérêts.

Comment justifient-ils les capitaux et les biens dont ils disposent ? Par le travail disent-ils. Mais à bien réfléchir, personne ne peut devenir riche sans le prélèvement pour son compte personnel d’une partie plus ou moins importante du produit du travail des autres.

En résumé, le capitalisme nouvellement appelé libéralisme est la plus grosse escroquerie sociale de tous les temps.   

Famille politique : Patronat, capitalisme, libéralisme, centrisme, conservatisme, le pire étant l’extrême droite et le fascisme. Puis, avec quelques nuances, viennent les traîtres à la condition prolétarienne : socialisme frelaté, communisme et syndicalisme réformateurs qui collaborent avec l’ennemi de classes pour rendre le capitalisme, plus humain, acceptable ; pour atténuer ses méfaits.

La morale bourgeoise consiste à faire croire que tout le monde peut devenir riche en travaillant dur, en créant des entreprises libérales, en devenant chefs d’entreprises et actionnaires, mais l’actualité démontre le contraire. La liberté d’entreprendre capitaliste est plutôt une liberté de vol légalisé par des supercheries électoralistes dans laquelle la classe ouvrière se laisse abuser. Cette « morale capitaliste » crée surtout et partout, et dès l’école, une concurrence effrénée entre les individus, entraîne le chacun pour soi, l’égoïsme et l’envie, mais aussi le stress et la peur, la délinquance et les mafias. Mais le capitalisme qui est le moteur de la bourgeoisie est aussi le vecteur de guerres, de génocides et de famines. Constat également irréfutable.   

Il est donc dans l’intérêt de la bourgeoisie, pour conserver le pouvoir et continuer à exploiter, de mentir et de tout faire pour diviser le prolétariat, de le maintenir dans un état d’aliénation¹ et ça fonctionne malheureusement. En haut de l’échelle actuelle de la bourgeoisie mondiale, Bush le président yankee, par la conséquence de ses décisions impérialistes capitalistes entraîne l’horreur dans le monde entier. Mais la bourgeoisie n’a pas d’état d’âmes, les guerres et les pillages là où cela peut-être pillé, sont bons pour les affaires, ça rapporte et peu lui importe les génocides et les famines. N’oublions pas, la France 3ème pays trafiquant d’armes au monde, s’est construite en grande partie, d’abord avec l’esclavagisme, puis avec le colonialisme, puis continue actuellement avec l’impérialisme. C'est-à-dire que notre pseudo confort est assis sur des monceaux de cadavres.     

 

- PROLETARIAT : La classe dominée et exploitée

La classe exploitée, la plus nombreuse, qui est composée des personnes qui n’ont pour vivre qu’un salaire modeste, leur indemnité de chômage et de retraite, diverses petites allocations. Les personnes qui reçoivent l’aide humanitaire et de charité, par le biais des banques alimentaires, les restaurants du cœur etc qui, il faut le souligner, si ces organismes n’existaient pas, des dizaines de milliers de gens mourraient de faim, en ne parlant que de la France, car ailleurs, particulièrement en Afrique c’est encore pire.

Le prolétariat constitue les forces vives et productives de la société : Ouvriers et paysans, cadres moyens, artisans, petits commerçants, et aussi, les policiers et les soldats ; les artistes, les étudiants, apprentis issus du milieu pauvre et modeste, les retraités prolétariens, chômeurs, précaires et exclus.

 

Conclusion : la classe prolétarienne, croyants et athées de toute origine, a donc tout intérêt à s’unir pour prendre le pouvoir et supprimer la bourgeoisie, comme la révolution de 1789 a supprimé la royauté.

Le slogan révolutionnaire prend là tout son poids et tout son sens :

PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS UNISSEZ-VOUS.

 

Il faut être convaincu, que la liberté n'est concevable que dans l'égalité et la justice sociales. Ainsi, la liberté que s'octroient certains à exploiter les autres pour s'enrichir, à voler la classe prolétarienne, à décider de sa vie, cette liberté là doit être supprimée et les contrevenants mis hors d'état de nuire.

La troisième voie d'humanisation petit bourgeois du capitalisme est une tromperie que la classe prolétarienne doit rejeter sans concession.

Il faut être convaincu que les patrons ne sont pas indispensables à la classe prolétarienne. Ils disent qu’ils sont les moteurs de la société et qu’ils créent des emplois. Hors, c’est complètement faux, dans leur objectif de faire le plus de profit possible, ils profitent d’une conjoncture économique, si cette conjoncture est négative ils licencient, si elle est stable ils embauchent ici et licencient ailleurs, si elle est positive ils embauchent. La délocalisation est aussi un moyen à leur disposition pour installer leurs entreprises là où ils recevront le plus d’aide publique possible et là où la main-d’œuvre est la plus avantageuse pour eux et la plus docile. Les patrons ne sont jamais en concurrence, ils mettent les travailleurs en concurrence.

Il faut être convaincu que l’objectif d’une véritable révolution prolétarienne n’est pas de standardiser les individus et de leur ôter toute liberté, tout esprit d’initiative personnelle, comme le prétend là aussi la bourgeoisie, c’est au contraire vouloir mettre en place une société émancipatrice, qui libère toutes les capacités, qui stimule l’émulation fraternelle, et cela pour le profit de toute la société. C’est donner à tous les citoyens le droit à la vie, au travail, à la nourriture, à la santé, à l’éducation et à la formation professionnelle, au logement, aux loisirs : impossible, utopique dit la bourgeoisie, où trouver l’argent pour financer un tel projet ? Hors, bien sûr, la bourgeoisie ayant créé un système d’échange monétaire spéculatif par lequel effectivement dans ce monde capitaliste tout est une question d’argent. Pourtant, en vérité absolue, ce n’est pas l’argent qui crée la production et le bien être mais le travail, sa répartition intelligente, sa quantité et sa qualité, les ressources naturelles, des échanges qui doivent être équitables entre les peuples. Dans le cadre de cet idéal social, la monnaie ne peut-être qu’un outil d’échanges relatif à la loi de la valeur (marxisme), qui doit disparaître dans le temps.

Il faut, néanmoins, tirer les leçons du passé, analyser en profondeur la cause des échecs historiques du socialisme de transition au communisme, pour ne pas recommencer les mêmes erreurs.

Il n'y a donc que deux camps et à un moment donné les barricades n’ont que deux cotés. Quant à la violence légitime révolutionnaire, elle ne vient jamais des exploités ni des déshérités, sa cause vient des exploiteurs et des oppresseurs.

 

Il est compréhensible, que de telles vérités dérangent au plus haut point bourgeois et petits bourgeois, qu’ils aient une peur viscérale du marxisme, qui plus est quand il est guevariste. 

 

¹ Aliénation capitaliste : état psychologique d’individus qui participent à l’élaboration d’une société qui leur est défavorable et qui n’ont aucune volonté d’en sortir.