Nouvelles du Maroc
Date : 09/06/2008
source : Attac Maroc
Voici les dernières nouvelles d'Ifni :
>
> Environ 4000 flics ont été envoyés à Ifni.
Environ 120-140 personnes ont été arrêtées et
sont relâchées au compte goute après avoir été
tabassées.
> Beaucoup de militants sont cachés dans la
montagne. Parmi les personnes recherchées par la
police, le secrétaire local d'Attac...
> Les communications sont compliquées car les
flics ont volé les portables de nombreux
manifestants.
> Concernant les morts, le pouvoir et le
directeur de l'hôpital disent qu'il n'y en a pas
mais des journalistes contredisent.
> Malgré tout, deux manifestations ont encore eu
lieu.
>
> Un nouveau communiqué d'Attac Maroc est en
cours de traduction...
>
> A suivre...
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Citation: |
> Troubles sociaux meurtriers
au Maroc et en Tunisie
> LE MONDE | 09.06.08 | 14h29 • Mis à jour le
09.06.08 | 14h29
>
> e violentes émeutes ont éclaté ces derniers
jours à Sidi Ifni et Gafsa, localités situées
respectivement au Maroc et en Tunisie. C'est le
chômage, couplé à l'absence de perspectives, qui
a conduit, les 6 et 7 juin, des chômeurs à
descendre dans les rues de ces deux petites
villes, perdues à des centaines de kilomètres au
sud de Rabat et de Tunis.
>
>
> A Sidi Ifni (20 000 habitants), port de pêche
d'une région berbère contestataire, limitrophe
du Sahara occidental, une violente altercation a
opposé, samedi, les forces de l'ordre à des
jeunes manifestants. Ceux-ci bloquaient le port
pour contester un tirage au sort organisé un peu
plus tôt par la municipalité pour l'embauche de
trois personnes.
>
> Le bilan de l'échauffourée qui a suivi est
incertain. Les associations locales, notamment
Aït Baamarane et le Centre marocain des droits
humains (CMDH), avancent le chiffre d'au moins
deux morts et de nombreux blessés. Information
confirmée par la chaîne de télévision Al-Jazira,
qui fait état de deux à huit morts.
>
> Les autorités marocaines, quant à elles,
parlent de 44 blessés et démentent énergiquement
qu'il y ait eu des morts. Elles accusent Al-Jazira
de "légèreté dans la collecte de l'information".
Reste que l'accès à l'hôpital de Sidi Ifni est
bloqué par les forces de l'ordre, ce qui
alimente les rumeurs.
>
> Dans le sud tunisien, pendant ce temps, la
région de Gafsa (120 000 habitants) s'enflammait
à nouveau. Vendredi, un jeune de 25 ans a été
tué par balles à Redeyef (l'un des quatre
bassins miniers de Gafsa), lors d'affrontements
avec les forces de l'ordre. Déjà, en mai, un
jeune manifestant était mort électrocuté alors
qu'il tentait de couper des câbles électriques.
A l'annonce de ce nouveau décès, la colère a été
telle que l'armée a été appelée en renfort et
s'est déployée, samedi, à la place de la police.
>
> Voilà cinq mois que les quatre bassins miniers
de Gafsa, ville déshéritée de l'intérieur où le
taux de chômage dépasse les 30 %, sont secoués
par des émeutes. Le seul employeur de la région,
la Compagnie des phosphates de Gafsa (CMG),
n'embauche plus depuis des années, en raison de
la mécanisation des mines. Le nombre des
employés est passé de 14 000 dans les années
1980 à 5 000. Le 7 janvier, 81 postes ont
toutefois été proposés. Plus de 1 000 candidats
se sont présentés. Dès que la liste des
"gagnants" a été affichée, la révolte a éclaté.
Selon Hajji Adnane, porte-parole du mouvement de
Redeyef, "les embauches étaient affaire de
corruption et de népotisme".
>
> Les mineurs de Redeyef se plaignent d'être
otages d'un potentat local qui est à la fois
patron, délégué syndical et député du
Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD),
le parti au pouvoir. Ils accusent également la
police de se livrer régulièrement à des
provocations et à des pillages. Les femmes sont
aux premières loges de ce combat contre le
pouvoir. Fait exceptionnel : elles étaient
nombreuses, samedi, à assister à l'enterrement
du jeune tué la veille par la police.
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> Florence Beaugé
> Article paru dans l'édition du 10.06.08 |
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