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ESPACE CHE GUEVARA

30 rue Edouard Dupray

76210 BOLBEC

FRANCE 

     

                 

Exigeons-nous ce qui paraît impossible : - la suppression du capitalisme - à partir de l'âge de 16 ans et pour tous, une formation professionnelle de base et continue, un travail utile, un salaire unique et égal -

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ERNESTO CHE GUEVARA

 Rêver, lutter et conquérir :

« soyons réalistes,exigeons l’impossible »

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Liste de Textes sur CHE Guevara :

 

 

Le Che et L'Amour Revolucionnaire

Par TANIA  

« Laissez-moi vous dire, au risque de paraître ridicule, que le véritable révolutionnaire est guidé par de grands sentiments d’amour » : voilà une phrase qui, abstraite de la pensée et de l’action de son auteur, semble relever de l’angélisme contemplatif, et expliquerait facilement pourquoi certains ont voulu voir le « CHE » un saint, le rendant ainsi définitivement inoffensif.

Cependant, c’est d’humanisme révolutionnaire qu’il s’agit. L’humanisme révolutionnaire n’est pas l’humanisme abstrait qui déclare que tous les hommes sont frères et qui confond l’oppresseur et l’opprimé. L’humanisme révolutionnaire se donne pour devoir de « lutter contre toute injustice commise contre quiconque en quelque partie du monde ». Il est donc internationaliste, et, dans la même logique, anti-raciste et féministe. Il suppose d’abord une sensibilité exacerbée à tout ce qui porte atteinte à l’être humain. C’est pourquoi il est inconcevable sans l’amour de celui qui est opprimé. Mais l’humanisme révolutionnaire ne se limite pas à ressentir de l’amour, car alors il aimerait surtout l’homme en tant qu’opprimé. Au contraire, il aime l’opprimé en tant qu’être humain, c’est à dire qu’il lutte pour que l’opprimé devienne un être pleinement humain et complètement désaliéné, un « homme nouveau » ou encore un « être intégral » (Marx). Sa finalité est donc l’HUMANITE, mais une humanité dont il est conscient qu’elle  est l’aboutissement d’un processus dialectique, et non une donnée de fait. Il est donc prêt à surmonter toutes les contradictions d’un monde inhumain, et, pour ce faire, à lutter afin que tout homme connaisse le bien-être matériel, mais aussi le progrès intellectuel, social et surtout éthique. L’humanisme révolutionnaire ne nie donc pas la fraternité, mais il en élargit le concept puisqu’il vise la fraternité universelle par la réconciliation de l’homme avec lui-même, avec les autres et avec la nature.

Le CHE avait montré, à travers son exemple d’internationaliste conséquent, la nécessité pour l’humanisme d’être révolutionnaire, mais il négligea jamais non plus la nécessité, pour le révolutionnaire, d’être humaniste. En effet, si, pour un révolutionnaire, la révolution est une fin en soi, il a  tendance à ne considérer les autres que comme  des MOYENS en vue de cette finalité suprême, et donc à ne plus les traiter fraternellement. La cause que l’on poursuit est juste, donc il faut que tout le monde s’y voue, et celui qui ne le fait pas n’est pas digne d’intérêt. Ou alors, on néglige tout être et toute chose qui n’ont pas de liens avec cette cause si juste, mais on a bonne conscience, car on sait que l’on n’agit pas pour soi mais pour le bien commun, et cela nous valorise à nos propre yeux. Or, est-ce que l’on peut prétendre mener un combat humaniste, être un vrai révolutionnaire, et ignorer le chômeur ou le sinistré qui demande de l’aide ? ne pas voir la détresse de celui qui, près de chez soi, a besoin de solidarité ? ou enfin négliger d’accorder à ses enfants ou à son conjoint(e) la présence de qualité à laquelle ils ont droit ? Une finalité, si elle est juste, ne peut exiger des moyens qui ne le sont pas. Et il existe aussi de « justes combats » qui masquent une fuite en avant hors de la réalité ou (et) le seul désir de se faire plaisir. Dans tous les cas, on est inconséquent car on oublie qu’être révolutionnaire n’est pas une fin en soi, mais que cela consiste à transformer le monde, et donc y compris soi-même. Si le révolutionnaire doit être » essentiellement humain », cela signifie qu’il doit l’être en toute occasion, et donc aussi avec son entourage. Le CHE, là encore, donne de nombreux exemples de l’adéquation entre ce qu’il pensait et ce qu’il faisait. Chaque jour, il trouvait un temps pour s’occuper de ses enfants, et avait appris à lire à sa fille aînée, qu’il emmenait souvent lors de ses visites d’usines ou d’entreprises. Il ramenait à sa femme des petits cadeaux de ses nombreux voyages, et n’oubliait jamais les anniversaires des siens, même durant la guérilla en Bolivie. Il n’a jamais cessé d’envoyer des lettres tendres à sa famille ni à ses ami(e)s. De nombreux témoignages de ceux qui l’ont connu attestent que le CHE aidait tout le monde, et était très chaleureux et attentif aux problèmes de ceux qui l’entouraient, et non pas seulement des peuples du Tiers-Monde. Il a donc toujours mis en œuvre cette exigence qui était la sienne d’être « essentiellement humain ». Il ne concevait pas le révolutionnaire comme un être amputé de ses sentiments, bien au contraire.