ERNESTO CHE GUEVARA
Rêver, lutter et conquérir :
« soyons réalistes,exigeons l’impossible »
ESPACE CHE GUEVARA
Liste de Textes sur
CHE Guevara :
Ainsi
était le « CHE »
(extrait du texte de Ahmed Ben bella,
voir l’intégralité
www.monde diplomatique. FR/ 1997/10
BEN_BELLA)
Emis par ESPACE CHE GUEVARA le 27
juillet 2001 :
Pour le soutien du combat pour une
réelle démocratie en Algérie ceci, dans un contexte anti
capitaliste. (l’impérialisme capitaliste). (le monde n’est
pas une marchandise, les êtres humains non plus)
Pour la condamnation de la complicité
du pouvoir socialiste de la France envers le pouvoir
corrompu et assassin d’Algérie. Condamnation des
multinationales.
Pour la condamnation des islamistes
coupables d’atrocités.
(CHE aux côtés de la révolution
algérienne)
Le 9 octobre 1967, ERNESTO CHE
GUEVARA était assassiné. Celui que Jean-Paul Sartre qualifia
d’ « être humain le plus complet de notre époque ».
Le président Ahmed Ben Bella l’a souvent rencontré, entre
1962 et 1965, à Alger, qui était alors une terre d’asile
pour tous les anti-impérialistes du monde.
Depuis trente ans, CHE GUEVARA
interpelle nos consciences. Par delà le temps et l’espace,
nous entendons l’appel du « CHE ».
Il était un preux, mais un preux
conscient. Je l’accompagnais parfois sur les hauteurs de
Chréa…
… Cette solidarité se confirmera d’une
manière spectaculaire lors de la première alerte grave qui
menaça la révolution algérienne. Notre jeune armée tout
juste sortie d’une lutte de libération, qui ne possédait
encore ni couverture aérienne, ni force mécanisée, fut
attaquée par les forces armées marocaines. Nos ennemis
avaient décidé qu’il fallait briser l’élan de la révolution.
CHE et les dirigeants cubains nous envoyèrent un bataillon
de vingt-deux blindés et plusieurs centaines de soldats. Ces
chars avaient été livrés à Cuba par les soviétiques à la
condition expresse de n’être mis en aucun cas entre les
mains de pays tiers…
CHE GUEVARA était particulièrement
conscient des restrictions innombrables qui entravent et
affaiblissent une véritable action révolutionnaire, dès
l’instant où elle est confrontée avec des règles implacables
de la loi du marché et de la rationalité mercantile. Il les
dénonça publiquement lors de la conférence d’Alger en
février 65…
CHE tenait à ce que son engagement fût
total et physique… Il refusa l’avion particulier que je
voulais mettre à sa disposition pour assurer une plus grande
discrétion à ses déplacements…
CHE était parti d’Alger lorsque eut
lieu le premier coup d’Etat militaire, contre lequel,
d’ailleurs, il m’avait mis en garde. Son départ d’Alger,
puis sa mort en Bolivie et ma propre disparition pendant
quinze années doivent être étudiés dans le contexte
historique…
Cette date du 9 octobre 67 inscrite en
lettre de feu dans nos mémoires évoque une journée
incommensurablement sombre pour le prisonnier solitaire que
j’étais, alors que les radios annonçaient la mort de mon
frère et que les ennemis que nous avions combattus ensemble
entonnaient leur sinistre chant de victoire. Mais plus nous
nous éloignons de cette date, quand s’estompent dans les
mémoires les circonstances de la guérilla, plus le souvenir
du « CHE » est présent dans l’esprit de ceux qui luttent et
qui espèrent. Plus que jamais, il s’insère dans la trame de
leur vie quotidienne. Quelque chose de « CHE » reste attaché
à leur cœur, à leur âme, enfoui tel un trésor dans la partie
la plus profonde, la plus secrète et la plus riche de leur
être, réchauffant leur courage, attisant leur énergie. Un
jour de mai 72, le silence opaque de ma prison jalousement
gardée par des centaines de soldats fut brisé par un grand
brouhaha. Ainsi appris-je que, à quelques centaines de
mètres seulement, Fidel Castro était là, visitant une ferme
modèle toute proche et ignorant sans doute que je me
trouvais dans cette maison mauresque…CHE ne fut aussi vivant
dans ma mémoire… Une grande photo du CHE a toujours été
épinglée sur les murs de notre prison…Mais une autre photo,
une petite photo découpée dans un magazine et que j’avais
collée sur un carton et protégée d’un plastique nous a
toujours accompagnés… C’est la photo d’ERNESTO CHE GUEVARA
étendu , torse nu et dont le corps irradie tant de lumière.
Tant de lumière et tant d’espoir.
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